AFIVI, CONFÉRENCES, PETIT PALAIS, DALMATIE, PALERME, MONREALE, VINS

Passées

La Conférence de MARDI 20 MARS 2018

 

Un siècle d'immigration italienne en France

 

Magistralement menée par Stéphane Mourlane, (maître de conférences à l'Université d'Aix-Marseille. à l’aide d’un diaporama éclairant et sonore, cette conférence a enthousiasmé 74 assistants, un de nos records d’assistance, malgré un mistral à décorner des bœufs, italiens ou non. Qu’il soit remercié avec chaleur !

Claudine Laurent, présidente ravie

Photos Anne-Marie Adubert

 

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Immigration italienne p 1Immigration italienne p2

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28 novembre 2017, Boccace


Boccace essai affiche copie 1Boccace, conteur drolatique et critique 


Claudine Laurent, présidente de l’AFIVI,  était visiblement ravie d’accueillir un public très nombreux auquel elle souhaitait faire partager sa passion pour Boccace. La conférence, menée avec un enthousiasme communicatif, était accompagnée d’une sélection iconographique savamment orchestrée avec l’aide de Gérard Guyot.

Le choix de Boccace était au cœur d’un cycle inspiré par la Toscane, où San Miniato, ville jumelle de Villeneuve-lez-Avignon, est toute proche de Certaldo, cité où Boccace est né et a vécu (1313-1375).  À cette époque, le territoire qui devait beaucoup plus tard devenir l’Italie, était composé d’une douzaine de petits états souvent rivaux qui ne partageaient ni la même langue ni la même culture. 


Il a été rappelé que la première œuvre publiée en toscan, et non plus en latin, fut "La Divine Comédie" de Dante Alighieri (1265-1321), suivie par l’œuvre poétique de Pétrarque (1304-1374). Avec Boccace,  ce sont les trois grandes figures qui marquent les brillants débuts de la littérature italienne. La richesse de leur production littéraire a été servie par les débuts de l’imprimerie.

En 1348, alors que la peste frappait l’Italie et une grande partie de l’Europe, Boccace imagina que dix jeunes gens et jeunes filles qu’on avait éloignés de Florence pour fuir le fléau, avaient décidé que, sur 10 jours, chacun d’eux  raconterait aux autres une nouvelle, soit  un total de 100 récits rassemblés dans Le Decameron (étymologiquement : dix journées),  première grande œuvre en prose de langue italienne.

Les nouvelles qui composent Le Decameron, dont il nous a été donné plusieurs exemples,  sont richement illustrées. Elles offrent une agréable alternance de tonalité entre les récits légers, voire lestes, au ton badin, la célébration de vertus telles que l’amitié, le sérieux, mais aussi les intrigues, et même le tragique, ou encore la mise en scène des vices réels ou supposés du clergé et de la bourgeoisie, toujours dans un style vif et plaisant. 


Des cinéastes se sont inspirés du Decameron, notamment Pasolini. Plus récemment, Paolo et Vittorio Taviani, natifs de San Miniato, ont adapté 5 nouvelles du Decameron dans le film "Maraviglioso Boccaccio", ou "contes italiens" (2014).


Le public, ravi, a été enchanté lorsqu’en conclusion,  Claudine Laurent et Jean-Marie Ferrier, baryton, ont interprété "Angelica Beltà", et "Ecco la primavera", deux chansons de Landini, auteur toscan de l’Ars Nova.

La soirée s’est terminée autour d’un apéritif très convivial !

Danièle Thévenin

Ci dessous : Quelques photos de la conférence (d'Anne-Marie Adubert ) et vidéo du moment musical (chantal Colomban).

 

 

San miniato affiche copieLe mardi 19 septembre 2017 SAN MINIATO, NOTRE VILLE JUMELLE DE TOSCANE

Conférence de Sylvie Toussaint, Guide Conférencière, Professeure d'Histoire de l'art


A la de couverte de san miniato p1 copie 2

A la de couverte de san miniato p 2 copie

Retour sur la soirée en images.

 Photos Anne-Marie  Audubert

 

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Conférence du 5 avril 2017

01 affiche

 

 

 

« Les rocambolesques aventures du marquis de Campana
et de sa collection au Petit-Palais »

 

Par Colette Guyot

Agrégée d'histoire

C’est une bien curieuse histoire que nous a contée le mercredi 5 avril Colette GUYOT qui a longtemps travaillé avec le Petit-Palais pour la confection de fiches de visites à thème pour les élèves de lycées et collèges. C’est dire qu’aucun tableau de la magnifique collection Campana (primitifs des XIV et XVe siècles) n’a plus de secrets pour elle et que la Conversation de la Vierge par Carpaccio lui est l’occasion de délices narratives !

Mais avant de suivre l’évolution des Vierges à l’enfant que renferme ce précieux musée, c’est la vie tumultueuse, grandeur et décadence, du marquis de Campana qu’il fallut savourer… avec compassion : collectionneur compulsif et frénétique, il se mit l’Église à dos en empruntant un peu trop dans les caisses du Mont de Piété qu’il dirigeait à Rome.

Confisquée par le Vatican en rétorsion, la collection fut dispersée aux quatre vents comme une urne funéraire, mais quelque trois cents tableaux de primitifs finirent bien plus tard par être réunis au Petit-Palais.

Le remarquable diaporama réalisé par Gérard GUYOT a somptueusement illustré tout cet exposé, lui-même fort brillant et précis.

Et l’aventure finit, non en chanson, mais dans les bulles du prosecco traditionnel !
 

Claudine Laurent

Conférence du 25 janvier 2017

Palerme et monreale 1Palerme et Monreale du temps des Normands
Par Martine Vasselin, maître de conférences en histoire de l’art
à Aix-Marseille Université.
 

Photos Anne-Marie Adubert

 

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Mercredi 7 décembre 2016


Le vin des dieux

 

LE VIN DES DIEUX 

 

Par Nathalie Schmitt, conférencière nationale.

Nous eussions dû avoir salle pleine à ras bords pour écouter cette conférence !!

 Ce fut un régal, malgré une pénurie de micro, d’entendre Nathalie Schmitt nous raconter d’une voix claire et distincte la légende de Dionysos-Bacchus avec ses satyres, ses ménades, son Ariane, son thyrse et ses pampres ! ouf !

Quel déchaînement pictural il a provoqué, du plus délicat au plus baroque (pour ne rien dire des gras débordements de Silène et pas que chez Rubens !).  Quelle précision, quelle finesse dans l’analyse des œuvres, accompagnées d’une pointe d’humour et d’un souci constant d’éclairer au mieux le spectateur.

Même souci pour rencontrer Noé, Loth et finir en apothéose avec les noces de Cana et la Cène, où ce vin s’identifie mystiquement au sang du Christ.

Pendant plus d’une heure et demie, Nathalie Schmitt nous a plongés dans l’ivresse, la bonne, la vivifiante, celle qui élève et non avilit.

Levons notre verre (de prosecco) à sa santé et qu’elle soit hautement remerciée !

Claudine Laurent 

Quelques photos "smartphone" de l'assemblée    ET QUELQUES IMAGES POUR NOUS REMETTRE EN MÉMOIRE LA CONFÉRENCE

Conférence du 8 novembre 2016 

Co te dalmate
 

 

Les joyaux Renaissance de la côte Dalmate  
par Agnès Lory

 

Quelle magnifique découverte, dans un discours construit et élégant, nous a proposée Agnès Lory. Ces chefs d’œuvre croates sont méconnus !
Nous avons pu constater l’influence passée des Romains avant d’entrer dans la suprématie vénitienne qui, maîtresse de ce qu’on appelait alors le golfe de Venise, a envoyé ses artistes en Dalmatie tout en récupérant les plus doués des artistes dalmates dont elle italianisait le nom slave. On ne peut tout citer, mais Georges le Dalmate ou Niccola le Florentin en sont des figures éminentes.

Peu de peintres, dont Nikola Bozidarevic, mais beaucoup de sculpteurs jonglant entre le vocabulaire antique et celui du  gothique international.
En ciselant le robuste calcaire dalmate, ils ont orné les églises de tympans, de chapiteaux, de plafonds avec un  art composite et raffiné :
           à Sibenik (étonnant toit voûté de pierre de la cathédrale St Jacques),
           à Dubrovnik (l’ex Raguse, avec ses solides remparts, mais un redoutable tremblement de terre en 1667 qui laisse peu de vestiges),
            à Trogir la peu connue (la cathédrale St Laurent, aux sculptures magnifiques grâce à la générosité de Coriolan Cippico, armateur richissime).

Agnès Lory, diserte et passionnée, a choisi de terminer par la ville de Hvar, où Petar Hektorović, un patricien slave, humaniste et philosophe, traducteur d’Ovide, auteur de « Conversations de pêche et entre pêcheurs », a conçu une maison dont chaque lieu était pensé pour faire réfléchir sur le monde, bassin pour l’eau du baptême, pigeonnier évoquant le St Esprit…et latrines où était écrit « Si tu te connais, en ce lieu comment peux-tu être si fier de toi ! » Humoriste, donc également !
Citons pour terminer cette peinture où saint Jérôme, irrité contre ses efforts d’écriture trop ardus, s’écrie « Mon Dieu, pardonnez-moi d’être Dalmate ! » car il l’était…et les Dalmates sont, paraît-il, très nerveux !
Nous, nous étions sereins et sous le charme de cette conférence de rêve.
Mais hélas, trop peu nombreux, quel dommage !
Tant pis pour les absents, merci  charmante Agnès Lory !

Claudine Laurent


Quelques photos pour nous rappeler ce superbe moment
et quelques images du net pour nous fixer dans la mémoire les superbes réalisations de ces artistes dalmates. 

Photos Anne-Marie Adubert

 

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Date de dernière mise à jour : 23/03/2018